Travaux d'entretien

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Ouvrage contre l'érosion

Palissade en pieux jointifs pour lutter contre l'érosion de la Rive sud

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Vaches Highland

ces vaches sont utilisées localement pour lutter contre l'embuissonnement de certains secteurs de la Grande Cariçaie

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Elbotel

une faucheuse prototype construite pour l'entretien des marais de la Grande Cariçaie

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Rives fragiles

Depuis la 1ère correction des eaux du Jura, la Rive sud du lac de Neuchâtel est exposée à une érosion active. Chaque année, plus d’un hectare de marais et de zones alluviales d’importance nationale disparaissent par l’action des vagues. La Rive sud orientée parallèlement à la direction des vents dominants (« la Bise » soufflant du nord-est et « le Vent » soufflant du sud-ouest) est la plus touchée par ce phénomène. Si le mécanisme de l’érosion est connu, sa prévention reste techniquement complexe et coûteuse. De nombreuses tentatives de lutte contre l’érosion ont été réalisées sur la rive sud du lac de Neuchâtel depuis les années soixante. Au service d’intérêts particuliers (protection d’infrastructures portuaires, de zones de détente, de zones d’habitation, de milieux naturels, de vestiges archéologiques,…), elles ont été entreprises par des collectivités publiques ou des propriétaires privés.

Lutte contre l'érosion

Divers ouvrages de lutte ont été aménagés le long des rives pour lutter contre le phénomène de l’érosion. Ces ouvrages ont pris les formes les plus diverses : palissades de pieux jointifs, enrochements en épis dans les zones les plus sévèrement touchées, digues ou murs de soutènement le long des dunes bâties, recharge de sable sur les plages.

Un suivi de ces ouvrages a permis de montrer que seule une combinaison d’éléments parallèles et perpendiculaires à la rive permettait d’assurer une conservation durable de celle-ci. Les ouvrages émergés en enrochement (brises-lames, îles) conjuguent le plus efficacement lutte contre l’érosion et conservation des biocénoses.

Îles pour les oiseaux

Les îles de Champ-Pittet et de Cheseaux- Noréaz, situées à l’intérieur d’une réserve d’oiseaux d’eau d’importance internationale, ont été conçues pour jouer un rôle de protection contre l’érosion et pour favoriser la reproduction des oiseaux du lac et l’escale des migrateurs. Non seulement cet objectif a été largement atteint, mais d’autres aménagements comme un brise-lames émergé voisin de l’île de Châble-Perron, se sont aussi avérés très favorables à l’installation des Laridés (mouettes, sternes, goélands).

Bien que plus coûteux que les ouvrages en bois, ces enrochements permettent de lutter efficacement contre l’érosion des rives tout en favorisant la biodiversité. Les îles artificielles ont permis d’accroître la valeur biologique des secteurs les plus touchés par l’érosion. Très rapidement, de nouvelles colonies de laridés nicheurs (30% des effectifs suisses de la mouette rieuse en 2003 et 15% des effectifs suisses de la Sterne pierregarin et du Goéland leucophée) sont venues s’implanter sur les principaux ouvrages. Les îles ont vu également la nidification en nombre croissant de la nette rousse (20 pontes en 2004, y compris les pontes mixtes avec le colvert) et d’espèces rares comme le Petit gravelot et l’Oie cendrée. Grâce à la tranquillité des plans d’eau et l’offre en nourriture, de nombreux oiseaux migrateurs utilisent les îles comme site d’escale. Ces biotopes accueillent la nidification occasionnelle d’espèces très rares, dont les seules reproductions attestées sur les rives du lac (et parfois en Suisse) se sont produites là (Goéland cendré (Larus canus), Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus), Eider à duvet (Somateria molissima), Harle huppé (Mergus serrator)). Ils représentent donc un type d’habitat particulièrement précieux pour les oiseaux d’eau et ont pleinement joué leur rôle.

Evolution du nombre de couples de goélands, sternes et mouettes sur l'île de Cheseaux

En 2004, la colonie de Mouettes rieuse, avec 270 couples, est devenue la plus importante de Suisse et celles de la Sterne pierregarin et du Goéland leucophée, avec respectivement 94 couples et 113 couples, les deuxièmes en nombre après celles du Fanel.