Travaux d'entretien

image d'illustration

Ouvrage contre l'érosion

Palissade en pieux jointifs pour lutter contre l'érosion de la Rive sud

image d'illustration

Vaches Highland

ces vaches sont utilisées localement pour lutter contre l'embuissonnement de certains secteurs de la Grande Cariçaie

image d'illustration

Elbotel

une faucheuse prototype construite pour l'entretien des marais de la Grande Cariçaie

image d'illustration
image d'illustration
image d'illustration
image d'illustration
image d'illustration
image d'illustration
image d'illustration
image d'illustration

Entretenir pour préserver

La grande majorité des forêts de la Grande Cariçaie sont laissées à leur évolution naturelle. Grâce à celles-ci et à la présence d’arbres vieillissants ou morts, on y recense une biodiversité élevée. Les travaux sont donc peu nombreux et consistent principalement à couper certains arbres pour rouvrir des clairières ou des connexions entre zones de marais isolées. D’autres travaux sont également entrepris pour améliorer la structure de certaines lisières ou garantir la sécurité des visiteurs.

Ré-ouverture de clairières

Les clairières sont des milieux très particuliers abritant une faune et une flore adaptée. Ce type de milieu se développe sur un terrain fréquemment inondé où les arbres ont de la peine à s’installer. Cependant, sans entretien, ces zones restent soumises à un embroussaillement important et tendent à être envahies petit à petit par la forêt mettant en péril les plantes et les animaux qui y sont liés.

Le maintien de ces clairières permet de conserver la faune et la flore particulière qu’elles abritent tout en favorisant une biodiversité élevée dans les réserves. C’est pourquoi divers travaux d’entretien sont régulièrement réalisés pour éviter la disparition de ces clairières au profit des forêts. Ces travaux dépendent du degrés d’embroussaillement mais consistent souvent dans un premier temps à éclaircir la zone à l’aide d’une broyeur forestier ou un débroussaillage manuel puis à affaiblir les buissons par arrachage mécanique ou débroussaillage, et, enfin, à faucher régulièrement les zones ainsi obtenues.

Votre aide est précieuse

L’entretien des clairières est une tâche réalisée tous les 5 à 10 ans. Une fois les travaux réalisés, de nombreuses branches et litière jonchent le sol mais ces dernières ne peuvent pas être laissés sur place. En se dégradant, elles enrichissent le sol et favoriseraient un retour plus vigoureux encore des buissons. C’est la raison pour laquelle, l’Association de la Grande Cariçaie fait appel à des bénévoles. Récolte de fagots, ratissage de la paille et transport de la litière hors des marais, des tâches nécessaires à la conservation des clairières qui ne pourraient être menées à bien sans l’aide précieuses de bénévoles.

Si vous désirez nous aider à conserver la biodiversité exceptionnelle de la Grande Cariçaie, visitez la page « S’engager » pour obtenir de plus amples informations sur les chantiers participatifs.

Couloirs de migration

Les sentiers dans les réserves ne sont pas utilisés que par les hommes. Ils servent aussi de corridors d’échange entre populations d’insectes. Des travaux d’entretien sont donc spécialement réalisés pour maintenir ces corridors d’échanges et favoriser la biodiversité du secteur.

Les papillons des prairies se déplacent en effet volontiers le long de chemins forestiers, si ceux-ci sont bordés de banquettes herbeuses. Pour l’Azuré des paluds, un papillon menacé au plan européen, ces banquettes sont particulièrement attractives si elles sont riches en Sanguisorbe officinale. Ce papillon a en effet impérativement besoin de cette plante pour y pondre ses oeufs. Pour cette espèce aujourd’hui très menacée, le maintien de banquettes herbeuses favorise sa conservation. Ces banquettes contribuent au renforcement des échanges entre les populations d’Azurés de plus en plus morcelées, condition nécessaire à la préservation de l’espèce, tout en lui fournissant un habitat secondaire. Des travaux d’entretien sont donc spécifiquement réalisés pour valoriser ces banquettes herbeuses. Du fait de l’accroissement des arbres et des buissons, les chemins à l’intérieur des réserves se ferment, c’est pourquoi des mesures d’élargissement et de broyages sont réalisées.

Eclaircies

Interface entre la forêt et le marais, la lisière forestière est un environnement particulier, caractérisé par une grande diversité d’espèces, issues des deux milieux voisins ou propres à la lisière. Les lisières les plus riches sont celles qui ont une structure progressive, passant de la prairie non boisée à la forêt, avec plusieurs secteurs buissonnants intermédiaires et sur une largeur d’une dizaine de mètres au minimum.

Afin de préserver cette diversité particulière, les gestionnaires de la Grande Cariçaie et certains partenaires forestiers ont réalisé à plusieurs endroits des coupes en lisière afin de favoriser le développement de structures de lisière proches des structures naturelles.

En effet, sans entretien, les lisières ont tendance à se verticaliser. Cela signifie que les grands arbres se développent jusqu’à la limite de la zone de prairie, ne laissant plus d’espace et de lumière suffisante pour le développement des espèces liées aux prairies et aux zones buissonnantes.

La technique consiste en l’abattage des grands arbres dans des cellules d’une vingtaine de mètres de large sur une longueur de 20 à 30 mètres. Suivant les possibilités pratiques et la qualité des bois, une partie de produits ligneux peuvent être débardés, le reste étant laissé au sol sur place pour servir d’habitat à une microfaune spécifique. La surface ainsi dégagée permet à quantité de buissons et d’arbustes de profiter de la mise en lumière pour se développer naturellement et regarnir la zone. Afin de contenir le développement d’arbres de haute futaie, des interventions d’entretien seront nécessaires à un horizon de 10 à 20 ans. Ces travaux viseront principalement à recéper les essences de haute tige pour préserver les arbustes et buissons qui se seront développés et qui pourraient être menacés par l’ombrage des grands arbres.

Coupe de taillis

En divers endroits, la planification forestière a prévu la gestion de certains boisés par des coupes de taillis ou de taillis sous futaie. Ce mode d’exploitation des forêts était largement appliqué par le passé, notamment pour récolter avec des périodes de révolution relativement courtes, du bois de feu par régénération végétative des arbres. Dans les réserves de la Grande Cariçaie, on peut encore très facilement observer des forêts marquées par ce type d’exploitation.

En 2009, conformément aux plans de gestion forestiers, des surfaces ont été traitées par ces deux types d’intervention. Les buts principaux poursuivis par ces travaux n’étaient pas cette fois-ci de récolter du bois de feu mais de préserver un type de forêt particulier, caractérisé par des espèces rares et menacées. Ainsi, des interventions de taillis ont été réalisées pour tenter de restaurer une aulnaie blanche et deux secteurs ont été traités en taillis sous futaie pour préserver une chênaie. Les bois exploités lors de ces interventions ont été valorisés sous forme de bois-énergie ou, pour les bois de meilleure qualité, sous forme de bois d’œuvre.

Les parcelles ainsi traitées nécessiteront des interventions complémentaires ces prochaines années, notamment en vue de régler le mélange des essences. Ces travaux consisteront à favoriser la présence des espèces visées par l’intervention initiale soit, dans le cas des interventions décrites ici, l’aulne blanc et le chêne.

Coupe de sécurité

Chaque année, un important travail d’entretien dans le périmètre des réserves est réalisé par l’Association de la Grande Cariçaie afin de garantir la sécurité des visiteurs des réserves. Les infrastructures mises à disposition du public (observatoire, tour paysagère, etc.) sont régulièrement contrôlées et  des coupes d’arbres sont effectuées aux abords des sentiers piétonniers.

La grande majorité des forêts de la Grande Cariçaie sont laissées à leur évolution naturelle. N’oubliez donc pas, lorsque vous trouvez dans une réserve naturelle, qu’il y a des arbres morts ou vieillissants et que la chute de branches d’arbres ne peut pas être totalement évitée. Soyez attentif aux chemins que vous empruntez et aux risques encourus. N’hésitez pas à consulter les règles de sécurité prévalant dans les réserves.

Actualités