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Stagiaires et civilistes

Vous êtes désireux de travailler dans le domaine de la protection de l’environnement et avez envie d’y acquérir une expérience ?

Chaque année, l’Association de la Grande Cariçaie propose plusieurs postes de stages ou de services civils pour participer aux différents suivis naturalistes dans l’une des plus belles réserves lacustres d’Europe. Ces places sont destinées à des biologistes, des étudiantes et étudiants en biologie ou à des formations apparentées (ingénieurs HES notamment). Les trois stages concernent les domaines suivants :

  • botanique (de mi-mai à mi-septembre)
  • ornithologie (de mars à juillet)
  • entomologie et de la petite faune (d’avril à septembre)

Les offres de stages peuvent varier d’une année à l’autre. Pour être tenu·e au courant des offres, pensez à vous abonner à notre newsletter (formulaire en pied de page).

Plus d'information sur les différentes possibilité d'engagement

Interviews de stagiaires et civilistes

Colin Jaunin

Stagiaire en botanique, entomologie et petite faune en 2025, diplômé d’un Master en biologie à l’Université de Neuchâtel

Qu’est-ce qui t’a motivé à postuler pour un stage dans la Grande Cariçaie ? Je souhaitais améliorer mes connaissances naturalistes et découvrir plus en détail chaque étape de la conservation des espèces et des milieux naturels (mise en place de projet, monitoring, aménagement, entretien, …).

Que t’a apporté ce stage ? J’ai appris énormément pendant ce stage autant concernant les espèces et les milieux présents dans la Grande Cariçaie, que les méthodes d’inventaire et de monitoring. J’ai aussi découvert de nouveaux groupes passionnants comme les mollusques auxquels je ne m’étais pas intéressé auparavant.

Qu’as-tu particulièrement apprécié pendant cette période de stage ? J’ai beaucoup aimé la diversité de tâches que l’on avait à faire, que ce soit au bureau avec les travaux de rédactions, le tri d’insectes, l’identification ou sur le terrain avec les différents monitorings et inventaires qui ont eu lieu au cours de l’année. C’était fou de voir l’évolution du paysage et de la végétation au fil des mois, de suivre l’émergence des insectes et d’apprécier chacune de ces périodes.

Quel conseil donnerais-tu à une personne venant faire un stage à l’AGC ? De foncer et de toujours être curieux.

Quelle est la chose la plus chouette et la plus difficile pendant ton stage à l’AGC ? Le plus difficile était le fait de marcher dans la roselière les jours de grosses canicules avec les dizaines de taons qui volent autour de soi toute la journée. Néanmoins, cela faisait partie de l’expérience et la passion m’a permis d’apprécier ces moments-là malgré tout. Le plus chouette était sans aucun doute le fait de se lever chaque matin en se disant qu’on allait faire quelque chose de différent du jour précédent, dans la nature ou en lien avec elle tout en étant entouré par une équipe accueillante, chaleureuse et motivante.

Quel est ton projet d’avenir professionnel ? J’ai envie d’utiliser mes connaissances en faveur de la nature et de participer activement à la conservation des milieux naturels et des espèces en Suisse. Mais je ne cesserai jamais de sortir m’émerveiller devant une petite abeille ou une fleur perdue dans un coin d’une forêt et j’espère bien pouvoir permettre à d’autres personnes de s’en émerveiller.

Sur quels aspects ce stage t’a-t-il fait évoluer ? J’ai beaucoup appris certes, mais je suis maintenant encore plus sûr que je veux continuer dans cette voie.

Souhaites-tu encore nous partager quelque chose ? Pendant ce stage, j’ai pu participer à l’inventaire des abeilles sauvages de la Grande Cariçaie. J’ai commencé en sachant ce qu’était une Osmie cornue et une abeille domestique. Maintenant, je sais reconnaître la plupart des genres d’abeilles sauvages ainsi que plusieurs espèces, j’ai pu rédiger un petit article car nous avons découvert une nouvelle espèce d’Osmie pour la grande Cariçaie et j’ai pu faire le lien entre mes connaissances botaniques et l’écologie des espèces.

Célia Noger

Stagiaire en botanique en 2025, diplômée de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (Hepia)

Qu’est-ce qui t’a motivée à postuler pour un stage dans la Grande Cariçaie ? Ce stage était une opportunité unique de pouvoir pratiquer et améliorer mes compétences naturalistes sur le terrain. Tout en pouvant découvrir le fonctionnement de l’AGC et contribuer à la connaissance scientifique de la Grande Cariçaie.

Que t’a apporté ce stage ? J’ai pu grandement améliorer mes compétences en botanique, notamment sur la connaissance des espèces présentes dans les zones humides et marais de Suisse. J’ai également approfondi mes connaissances sur les milieux naturels humides et les différentes dynamiques faisant évoluer ces milieux (érosion, embroussaillement, …).

Qu’as-tu particulièrement apprécié pendant cette période de stage ? Ce qui m’a le plus plu était le travail d’équipe lors des relevés botaniques, la diversité des tâches effectuées ainsi que l’opportunité de pouvoir accompagner d’autres professionnel·les de l’AGC dans leurs activités. Et surtout d’avoir pu passer tout mon été dehors dans de magnifiques réserves naturelles !

Quel conseil donnerais-tu à une personne venant faire un stage à l’AGC ? Il faut avoir soif d’apprendre tout en se débrouillant déjà bien dans son/ses domaines/groupes de prédilection !

Quelle est la chose la plus chouette et la plus difficile pendant ton stage à l’AGC ? Pour ne mentionner que le positif, le plus chouette est d’avoir pu observer de nombreuses plantes que je n’avais jamais vues avant et qui sont parfois très localisées au niveau Suisse.

Quel est ton projet d’avenir professionnel ? Je vais travailler dans un bureau d’ingénieur en environnement principalement sur des thématiques nature et je vais avoir l’occasion de pouvoir utiliser mes compétences en botanique dans le cadre de relevés de terrain pour divers projets (inventaires botaniques et des milieux naturels, diagnostics écologiques, etc..).

Sur quels aspects ce stage t’a-t-il fait évoluer ? Je me suis perfectionnée dans ma capacité à identifier les espèces végétales à tout stade de leur développement plutôt que juste à leur optimum. J’ai également acquis une plus grande rigueur dans la méthodologie de travail de terrain. Ce que je retiens de ce stage est de toujours remettre en question les intuitions et identifications, au vu du grand nombre d’espèces végétales, les confusions de taxon sont vite arrivées.

Souhaites-tu encore nous partager quelque chose ? Des moments mémorables de mon stage : j’ai pris trois fois l’eau avec mes waders (bottes de pêcheurs ressemblant à une salopette), je me suis battue avec des roseaux et des buissons et j’ai confondu (à l’ouïe) un collègue avec un chevreuil.

Matteo Saino Calabretta

Stagiaire en entomologie et petite faune en 2025, diplômé d’un Master en biologie à l’Université de Neuchâtel

Qu’est-ce qui t’a motivé·e à postuler pour un stage dans la Grande Cariçaie ? J’avais envie de découvrir des nouveaux groupes faunistiques, d’approfondir ceux que je connaissais déjà et d’apprendre et d’exercer des méthodes d’inventaire et d’échantillonnage pour compléter ma formation universitaire sur le terrain.

Que t’a apporté ce stage ? En plus de connaissances approfondies dans de nombreux groupes faunistiques ainsi qu’une bonne expérience des différentes méthodes d’inventaire et d’échantillonnage, j’ai également pu acquérir des connaissances sur la structure et le fonctionnement d’une structure romande qui œuvre activement et scientifiquement pour la conservation de la nature.

Qu’as-tu particulièrement apprécié pendant cette période de stage ? Outre un cahier des charges passionnant, j’ai d’autant plus apprécié ce stage grâce à la bonne ambiance avec l’équipe et au cadre naturel exceptionnel qu’offre la Grande Cariçaie : la roselière était mon bureau avec toutes les magnifiques espèces qu’elle abrite.

Quel conseil donnerais-tu à une personne venant faire un stage à l’AGC ? Ne rien prévoir à côté pour être 100% disponible (il y a beaucoup de tâches différentes et de choses à apprendre) !

Quelle est la chose la plus chouette et la plus difficile pendant ton stage à l’AGC ? Le plus chouette était d’avoir accès à des spécialistes de tous les domaines qui touchent à la conservation de nos milieux et espèces et d’avoir accès à des réserves, des milieux et des espèces protégés car particulièrement sensibles. Le plus difficile : les journées de canicule et l’impossibilité de tout faire.

Quel est ton projet d’avenir professionnel ? Je souhaite être biologiste indépendant en gardant, si possible, une majeure partie de mon travail sur le terrain.

Sur quels aspects ce stage t’a-t-il fait évoluer ? Grâce à ce stage, j’ai eu la confirmation que ce domaine me passionne, mais surtout il m’a permis d’affiner de ce qui m’intéresse dans le vaste métier de biologiste.

Souhaites-tu encore nous partager quelque chose ? Imaginez un bonhomme en bottes, à moitié immergé dans un étang entouré par une ceinture de roseaux de 3 mètres de haut, un chapeau de paille, un filet à papillon, le chant du Loriot, des libellules qui font des tours de piste, un Héron pourpré qui survole le tout… et son travail c’est d’observer la multitude d’espèces qui interagissent dans cet étang. On se croirait dans un rêve, mais c’est tout simplement un jeudi à l’Association de la Grande Cariçaie.

Esteban Agurcia

Stagiaire en ornithologie en 2025, diplômé d’un Master en géographie à l’Université de Lausanne

Qu’est-ce qui t’a motivé·e à postuler pour un stage dans la Grande Cariçaie ? En terminant mes études, j’ai éprouvé un grand besoin de retourner faire du terrain et d’acquérir une expérience professionnelle avec une association engagée dans la conservation de la biodiversité. Et quel meilleur endroit pour cela que la Grande Cariçaie ? C’est le lieu rêvé pour un passionné d’ornithologie.

Que t’a apporté ce stage ? Ce stage m’a offert l’opportunité de découvrir de manière inédite les milieux fascinants que sont les roselières et les ambiances qui y règnent aux premières lueurs du jour. J’ai eu la chance d’accompagner Christophe Sahli, l’ornithologue de la Grande Cariçaie, et d’avoir un aperçu de son travail quotidien. Ce stage m’a également permis de côtoyer d’autres passionnés, spécialisés dans d’autres domaines, et d’apprendre beaucoup de choses à travers nos échanges.

Qu’as-tu particulièrement apprécié pendant cette période de stage ? C’était génial d’être chaque jour sur le terrain à l’aube, de constater l’évolution des saisons au travers de l’arrivée des oiseaux migrateurs et du jaillissement de la végétation. J’ai eu le sentiment de réaliser non seulement un travail utile, mais également de faire une activité que j’aimais profondément.

Quel conseil donnerais-tu à une personne venant faire un stage à l’AGC ? Il faut être prêt·e à adapter son rythme de sommeil pour répondre aux exigences matinales qu’impose le stage en ornithologie. Je pense qu’il est nécessaire d’être réellement passionné par le sujet sur lequel on travaille et de ne pas craindre de travailler parfois dans des terrains difficiles.

Quelle est la chose la plus chouette et la plus difficile pendant ton stage à l’AGC ? Le plus chouette était d’être sur le terrain (presque) quotidiennement. Pas un seul jour ne se ressemble, car tout évolue très vite entre la fin de l’hiver, le début du printemps et le début de l’été. J’ai apprécié la diversité des activités en allant notamment baguer les colonies de Goélands leucophées et de pouvoir passer d’un milieu forestier aux roselières d’un jour à l’autre. On vit et on observe des choses qui sortent vraiment de l’ordinaire.

Quel est ton projet d’avenir professionnel ? Je souhaite poursuivre ma carrière dans le domaine de l’ornithologie. À l’aise aussi bien seul sur le terrain qu’en animation avec des classes, je sens un besoin de rester dans le domaine du partage des connaissances et de la sensibilisation du public. Grâce à une autre formation que je possède également en Lettres, je cherche à collaborer avec des magazines ou des journaux liés à l’environnement, afin de contribuer à la diffusion de savoirs scientifiques et naturalistes.

Sur quels aspects ce stage t’a-t-il fait évoluer ? Ce stage a largement contribué à renforcer mes connaissances en matière de chants et de cris d’oiseaux. Je m’étais beaucoup entraîné en amont du stage, et une fois sur le terrain, le fait de faire de l’écoute active près de trois heures par jour m’a énormément aidé à affiner mon oreille !

Souhaites-tu encore nous partager quelque chose ? Je garde en mémoire une incroyable observation : une Martre des pins tentant de prédater une loge de Pic épeiche ! À ce moment, toute la forêt semblait en état d’alerte maximale. La scène était spectaculaire, j’ai eu la sensation d’assister en direct à un documentaire animalier.

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