Esteban Agurcia
Stagiaire en ornithologie en 2025, diplômé d’un Master en géographie à l’Université de Lausanne
Qu’est-ce qui t’a motivé·e à postuler pour un stage dans la Grande Cariçaie ? En terminant mes études, j’ai éprouvé un grand besoin de retourner faire du terrain et d’acquérir une expérience professionnelle avec une association engagée dans la conservation de la biodiversité. Et quel meilleur endroit pour cela que la Grande Cariçaie ? C’est le lieu rêvé pour un passionné d’ornithologie.
Que t’a apporté ce stage ? Ce stage m’a offert l’opportunité de découvrir de manière inédite les milieux fascinants que sont les roselières et les ambiances qui y règnent aux premières lueurs du jour. J’ai eu la chance d’accompagner Christophe Sahli, l’ornithologue de la Grande Cariçaie, et d’avoir un aperçu de son travail quotidien. Ce stage m’a également permis de côtoyer d’autres passionnés, spécialisés dans d’autres domaines, et d’apprendre beaucoup de choses à travers nos échanges.
Qu’as-tu particulièrement apprécié pendant cette période de stage ? C’était génial d’être chaque jour sur le terrain à l’aube, de constater l’évolution des saisons au travers de l’arrivée des oiseaux migrateurs et du jaillissement de la végétation. J’ai eu le sentiment de réaliser non seulement un travail utile, mais également de faire une activité que j’aimais profondément.
Quel conseil donnerais-tu à une personne venant faire un stage à l’AGC ? Il faut être prêt·e à adapter son rythme de sommeil pour répondre aux exigences matinales qu’impose le stage en ornithologie. Je pense qu’il est nécessaire d’être réellement passionné par le sujet sur lequel on travaille et de ne pas craindre de travailler parfois dans des terrains difficiles.
Quelle est la chose la plus chouette et la plus difficile pendant ton stage à l’AGC ? Le plus chouette était d’être sur le terrain (presque) quotidiennement. Pas un seul jour ne se ressemble, car tout évolue très vite entre la fin de l’hiver, le début du printemps et le début de l’été. J’ai apprécié la diversité des activités en allant notamment baguer les colonies de Goélands leucophées et de pouvoir passer d’un milieu forestier aux roselières d’un jour à l’autre. On vit et on observe des choses qui sortent vraiment de l’ordinaire.
Quel est ton projet d’avenir professionnel ? Je souhaite poursuivre ma carrière dans le domaine de l’ornithologie. À l’aise aussi bien seul sur le terrain qu’en animation avec des classes, je sens un besoin de rester dans le domaine du partage des connaissances et de la sensibilisation du public. Grâce à une autre formation que je possède également en Lettres, je cherche à collaborer avec des magazines ou des journaux liés à l’environnement, afin de contribuer à la diffusion de savoirs scientifiques et naturalistes.
Sur quels aspects ce stage t’a-t-il fait évoluer ? Ce stage a largement contribué à renforcer mes connaissances en matière de chants et de cris d’oiseaux. Je m’étais beaucoup entraîné en amont du stage, et une fois sur le terrain, le fait de faire de l’écoute active près de trois heures par jour m’a énormément aidé à affiner mon oreille !
Souhaites-tu encore nous partager quelque chose ? Je garde en mémoire une incroyable observation : une Martre des pins tentant de prédater une loge de Pic épeiche ! À ce moment, toute la forêt semblait en état d’alerte maximale. La scène était spectaculaire, j’ai eu la sensation d’assister en direct à un documentaire animalier.