Printemps humide, mais bonne réussite de reproduction pour les oiseaux des marais
8 octobre 2024

Cette année, le printemps frais et pluvieux et l’été sans longue période de canicule ont permis aux marais de la Grande Cariçaie de rester bien inondés durant toute la saison de reproduction. Si cela a peut-être découragé certaines espèces de s’y installer pour nicher (par exemple les Marouettes ponctuées), ces conditions humides ont été favorables aux espèces du marais, en procurant une nourriture abondante en insectes sur l’entier de la période de reproduction. Ces constats sont issus du suivi démographique de la reproduction des oiseaux des marais par baguage, dont l’analyse des résultats est en cours.
Bien que certaines évolutions négatives ternissent le bilan annuel, comme les faibles effectifs relevés pour le Pouillot fitis, la Panure à moustaches, la Grive litorne ou la Tourterelle des bois, les résultats sont en revanche très bons pour le Héron pourpré, l’un des emblèmes de la Grande Cariçaie, avec au moins onze couples dénombrés. Les deux premières reproductions du Fuligule nyroca sur le lac de Neuchâtel ont été observées et un nouvel effectif record a été atteint pour le Blongios nain (le plus petit de nos hérons) avec trente-quatre territoires estimés. La rédaction du rapport annuel est en cours. Celui-ci sera disponible dans le courant de l’automne pour dévoiler l’entier des résultats de cette saison.
L’an prochain, le deuxième recensement des espèces forestières de la Grande Cariçaie aura lieu. Pour réaliser ce travail et d’autres suivis dans le marais, l’Association de la Grande Cariçaie recherche un ou une stagiaire expérimenté·e en ornithologie entre mars et début juillet. N’hésitez pas à postuler !
En savoir plus sur le suivi des oiseaux dans la Grande Cariçaie
Photo : Rousserolle verderolle chantant dans la Grande Cariçaie. © Association de la Grande Cariçaie / Christophe Sahli