Recherche scientifique

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Entomologie

Inventaires et recensements des invertébrés

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Etudes consacrées aux amphibiens

Monitoring et suivis des espèces prioritaires

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Botanique

Cartographie des milieux et monitoring de la flore

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Inventaire faunisitique

Etudes consacrées aux espèces encore peu connues sur la Rive Sud

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Recherches ornithologiques

Monitoring des oiseaux nicheurs et des oiseaux d'eau

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Suivi des travaux d'entretien

Evalutation des effets du décapage dans les roselières

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Inventaire de la petite faune

La Couleuvre à collier fait partie des espèces prioritaires

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Suivi des espèces prioritaires

Monitoring des chanteurs de Rainette verte

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Inventaire floristique

Plus de 550 espèces végétales inventoriées dans la Grande Cariçaie

Recensements ornithologiques

Les oiseaux migrateurs ou nicheurs, représentent évidemment un des groupes les mieux connus et les plus suivis sur la rive sud du lac de Neuchâtel. Ils font l’objet de différents suivis annuels qui se sont mis en place progressivement sur mandat de l’Office fédéral de l’environnement ou de la Station ornithologique suisse de Sempach. Dès 1985, les oiseaux palustres nicheurs les plus communs ont été suivis annuellement sur trois plans quadrillés couvrant ensemble une surface de 45 ha de marais. Ce suivi était destiné prioritairement à documenter l’influence du fauchage systématique des marais sur l’avifaune nicheuse (Antoniazza M. et Maillefer A., 2001). Dès 1992, avec l’entrée en vigueur de l’OROEM, le suivi des oiseaux d’eau est devenu mensuel durant les mois d’hiver (septembre à mars) et a été complété par deux recensements (mai et août) en période estivale. Le suivi des espèces palustres plus rares et de quelques espèces forestières remarquables s’est également mis en place dès la fin des années 80.

Programmes

Les différents programmes en cours sont les suivants:

  • Recensement des oiseaux d’eau hors période de reproduction (programme AVIS de la Station ornithologique suisse SOS) : entre septembre et mars, recensements mensuels des oiseaux d’eau sur la rive sud du lac entre Yverdon-les-Bains et Marin. En novembre et janvier le recensement est étendu à l’ensemble du lac. La Station ornithologique suisse assure une synthèse annuelle des résultats pour l’ensemble de la Suisse, disponible sur le site de la SOS.
  • Recensement des oiseaux d’eau en période de reproduction (programme AVIS complémentaire) : entre avril et août, recensements mensuels des oiseaux d’eau nicheurs et estivants sur la rive sud du lac de Neuchâtel. Les résultats sont en partie intégrés dans le rapport annuel sur la nidification des espèces aviaires caractéristiques du site marécageux de la Grande Cariçaie.
  • Recensement des espèces caractéristiques du site marécageux de la Grande Cariçaie : recherche des indices de cantonnement d’environ 70 espèces d’oiseaux caractéristiques des différents milieux riverains. Les résultats font l’objet d’un rapport annuel sur mandats conjoints de l’Office fédéral de l’environnement OFEV (Mandat Wirkungs Kontrolle-Moor Landschaften (WK-ML) et de la SOS Sempach (mandat Monitoring des Zones humides (MZH)).
  • Recensement complémentaire par la méthode des plans quadrillés de quelques espèces palustres communes : résultats intégrés au rapport annuel sur le site marécageux.
  • Suivis des colonies de laridés, grands cormorans et anatidés sur différents aménagements ornithologiques : à Cheseaux-Noréaz (VD), Vaumarcus (NE) et au Fanel (NE). Rapports annuels pour chacune des colonies et rapports de synthèse.

Les rapports en lien avec ces différents suivis sont accessibles au format PDF sur notre page publications scientifiques.

Recensements internationaux

Le recensement international des oiseaux d’eau est entrepris sur le lac de Neuchâtel depuis une soixantaine d’années. Il est devenu officiel en 1967. Il a permis de quantifier l’évolution, la répartition et l’abondance des populations d’oiseaux d’eau hivernants et de mieux protéger leurs principaux sites d’escale. Il s’opère à mi-novembre et mi-janvier et est coordonné au niveau international par l’organisation Wetland International pour obtenir une image de l’avifaune européenne à un moment précis.

Le graphique ci-joint présente l’évolution des populations hivernantes d’oiseaux d’eau depuis le début des recensements internationaux jusqu’à nos jours. Commentaires :

  • Jusqu’à la fin des années 1960, le lac, pauvre en nourriture et fortement chassé, abritait environ 10’000 oiseaux
  • Au début des années 1970, la prolifération de la moule zébrée, originaire du bassin du Danube, a fourni une ressource abondante aux espèces malacophages (mangeuses de coquillages)
  • A la fin des années 1970, le lac comptait en moyenne 47’000 oiseaux
  • Au début des années 1990, le développement des herbiers de characées, lié à l’amélioration de la qualité des eaux, et la création de plusieurs refuges lacustres interdits de chasse ont à leur tour permis à des espèces végétariennes d’hiverner sur le lac et le nombre moyen des hivernants a effleuré les 100’000 entre 1991 et 1995
  • On assiste depuis lors à une diminution graduelle du nombre des hivernants en janvier, la moyenne des dernières années étant retombée à 60’000
  • Mais cette diminution hivernale ne correspond pas forcément à une diminution globale de l’attractivité du lac, les oiseaux rejoignant ce lac toujours plus tôt en automne et atteignant leurs maxima annuels en fin d’automne déjà.

Effets du fauchage Elbotel sur l'avifaune

L’incidence du fauchage par Elbotel sur l’avifaune fait l’objet d’un suivi depuis 1985 dans 4 zones d’étude de 10 à 17 ha chacune, dans des secteurs entretenus ou témoins.

Principaux résultats

  • Le fauchage des marais modifie significativement la répartition des oiseaux nicheurs, qui évitent presque complètement les zones fauchées l’hiver précédent.
  • En revanche, le fauchage ne modifie pas leurs effectifs totaux, les déficits enregistrés sur les zones récemment fauchées étant compensés par une plus grande concentration des nicheurs sur les zones voisines.
  • Le fauchage n’a par ailleurs pas d’incidence sur la diversité des espèces recensées dont l’évolution semble s’inscrire dans des dynamiques positives ou négatives observées à l’échelle suisse, voire médio-européenne.
  • Enfin, si des facteurs locaux influencent le succès de reproduction, les niveaux d’inondation du marais, très variables d’une année à l’autre, ou la rigueur de l’hiver précédent paraissent davantage déterminants que la fauche en tant que telle.